Spinoza in China 23 novembre 2011 | 24 juin 2015

 
 
 
Et. Dans le hall d’accueil du Hanting Hotel. Tandis qu’Ernesto écrit un e-mail à Vince Parker pour le remercier de son hospitalité la semaine dernière.
 
 
 
Une femme de ménage passe une serpillière sur un sol en faux marbre.
 
 
 
Et. Dans le hall d’accueil du Hanting Hotel. Tandis qu’Ernesto commence son e-mail par mon cher petit connard chéri je te remercie pour ton hospitalité la semaine dernière.
 
 
 
Une femme de ménage passe une serpillière sur un sol en faux marbre.
 
 
 
Et. Dans le hall d’accueil du Hanting Hotel. Tandis qu’Ernesto écrit si la sympathie n’est pas obligatoire, l’estime est toutefois possible.
 
 
 
Une femme de ménage passe une serpillière sur un sol en faux marbre.
 
 
 
Et. Dans le hall d’accueil du Hanting Hotel. Tandis qu’Ernesto écrit les désaccords peuvent produire de salutaires éclats. Les accords, quant à eux, fortifient toutes sortes de puissances.
 
 
 
Une femme de ménage passe une serpillière sur un sol en faux marbre.
 
 
 
Et. Dans le hall d’accueil du Hanting Hotel. Tandis qu’Ernesto écrit le peupeu si je me l’arrache du cœur, j’en meurs, et toi, si tu te l’arraches du cœur est-ce que tu en meurs ?
 
 
 
Une femme de ménage passe une serpillière sur un sol en faux marbre.
 
 
 
Et. Dans le hall d’accueil du Hanting Hotel. Tandis qu’Ernesto écrit la continuité historique côtoie les tentatives de destruction de la mémoire.
 
 
 
Une femme de ménage passe une serpillière sur un sol en faux marbre.
 
 
 
Et. Dans le hall d’accueil du Hanting Hotel. Tandis qu’Ernesto écrit les paroles quand elles sont énoncées produisent une mémoire et quand elles sont tues les paroles tues produisent une autre mémoire.
 
 
 
Une femme de ménage passe une serpillière sur un sol en faux marbre.
 
 
 
Et. Dans le hall d’accueil du Hanting Hotel. Tandis qu’Ernesto écrit je ne connais pas ton cœur.
 
 
 
Une femme de ménage passe une serpillière sur un sol en faux marbre.
 
 
 
Et. Dans le hall d’accueil du Hanting Hotel. Tandis qu’Ernesto écrit l’humilité se fait orgueil, non ; la peur produit parfois un élan, non ; la terreur produit parfois une approche, non plus ; les puissances supposées hostiles diffèrent des puissances réellement hostiles, pourquoi pas.
 
 
 
Une femme de ménage passe une serpillière sur un sol en faux marbre.
 
 
 
Et. Dans le hall d’accueil du Hanting Hotel. Tandis qu’Ernesto écrit une confiance est possible, d’accord; des alliances sont souhaitables, ok.
 
 
 
Une femme de ménage passe une serpillière sur un sol en faux marbre.
 
 
 
Et. Dans le hall d’accueil du Hanting Hotel. Tandis qu’Ernesto écrit la destruction d’un État, les révolutions, les violences d’un État, les répressions, la négation des vivants, la destruction des villages, les exécutions de masse, la destruction des vivants, les cadavres.
 
 
 
Une femme de ménage passe une serpillière sur un sol en faux
marbre.
 
 
 
Et. Dans le hall d’accueil du Hanting Hotel. Tandis qu’Ernesto écrit celui qui connaît le monde découvre un cadavre, et celui qui découvre un cadavre, le monde ne le contient pas.
 
 
 
Une femme de ménage passe une serpillière sur un sol en faux marbre.
 
 
 
Et. Dans le hall d’accueil du Hanting Hotel. Tandis qu’Ernesto écrit dignité, commun, précieux, richesse, quelconque, richesse, discutée, richesse, disputée, pauvreté, sans noblesse.
 
 
 
La femme de ménage vient tapoter sur l’épaule d’Ernesto. Elle le regarde fixement.
 
 
 
La destruction des rives de ton enfance. N’est pas la destruction des rives de mon enfance.
 
 
 
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Ernesto sort de l’hôtel. Il tourne à droite. Dans le froid, il passe par le petit jardin. Il écoute le chant des oiseaux dans les cages suspendues aux arbres. Il rejoint le Nai Fen Dessert Café. Il s’assoit sur la banquette, au fond à droite. Il commande un café. Il ouvre l’Éthique.
 
 
 

 
 
 
Et. À 9h03. Ernesto s’efforce d’accomplir ce qu’il imagine être considéré avec joie par les êtres humains.
 
 
 
Et. À 9h04. Ernesto répugne à accomplir ce qu’il imagine être tenu en aversion par les êtres humains.
 
 
 
Et. À 9h05. Imaginant agir pour plaire à une ou plusieurs personnes humaines, mais en agissant au détriment de lui-même, Ernesto fait l’expérience de l’ambition.
 
 
 
Et. À 9h06. Imaginant agir pour plaire à une ou plusieurs personnes humaines, mais en agissant au détriment d’une ou plusieurs autres personnes humaines, Ernesto fait l’expérience de l’ambition.
 
 
 
Et. À 9h07. Imaginant s’abstenir d’agir, afin de plaire à une ou plusieurs personnes humaines, mais en le faisant au détriment de lui-même, Ernesto fait l’expérience de l’ambition.
 
 
 
Et. À 9h08. Imaginant s’abstenir d’agir, afin de plaire à une ou plusieurs personnes humaines, mais en le faisant au détriment d’une ou plusieurs autres personnes humaines, Ernesto fait l’expérience de l’ambition.
 
 
 
Et. À 9h09. Imaginant agir pour plaire à une ou plusieurs personnes humaines, mais sans agir au détriment de qui- conque, Ernesto fait l’expérience de l’humanité.
 
 
 
À 9h10. Ernesto boit son café.
 
 
 
Et. À 9h13. Imaginant agir d’une manière dont il suppose qu’elle affecte les autres de joie, Ernesto fait l’expérience de la gloire.
 
 
 
Et. À 9h14. Imaginant agir d’une manière dont il suppose qu’elle affecte les autres de tristesse, Ernesto fait l’expérience de la honte.
 
 
 
Et. À 9h15. Ernesto commande une part de gâteau.
 
 
 
Et. À 9h16. Ernesto imagine qu’une personne humaine, pour laquelle il éprouve de l’amour, aime un objet pour lequel lui-même éprouve de l’amour. En conséquence de quoi, Ernesto aime cet objet avec encore plus de constance.
 
 
 
Et. À 9h17. Ernesto imagine qu’une personne humaine, pour laquelle il éprouve de l’amour, a de la haine pour un objet envers lequel lui-même a de la haine. En conséquence de quoi, Ernesto a de la haine pour cet objet avec encore plus de constance.
 
 
 
Et. À 9h18. Ernesto imagine qu’une personne humaine, pour laquelle il éprouve de l’amour, a de la haine pour un objet pour lequel il éprouve de l’amour. En conséquence de quoi, Ernesto connaît la fluctuation de l’âme.
 
 
 
Et. À 9h19. Ernesto imagine qu’une personne humaine, pour laquelle il éprouve de l’amour, aime un objet pour lequel il a de la haine. En conséquence de quoi, Ernesto connaît la fluctuation de l’âme.
 
 
 
Et. À 9h20. Ernesto sent son corps en perpétuel équilibre et il rit et il pleure pour la seule raison qu’il voit les autres rire ou pleurer et désire imiter tout ce qu’il voit faire par d’autres et désire tout ce à quoi il imagine que les autres prennent plaisir.
 
 
 
Et. À 9h21. Ernesto commence à lentement déguster sa part de gâteau.
 
 
 
Et. À 10h33. Ernesto imagine aimer une personne humaine et s’efforcer de faire en sorte d’être aimé en retour par cette personne humaine.
 
 
 
Et. À 10h34. Ernesto imagine aimer une personne humaine et s’efforcer d’affecter de joie plus que tout autre personne humaine la personne humaine qu’il aime.
 
 
 
Et. À 10h35. Par-delà la porte vitrée, Ernesto regarde le va-et-vient des automobiles, des piétons, des camions, des scooters, des animaux et des vélos en mouvement dans la rue.
 
 
 
Et. À 10h37. Ernesto imagine que la personne humaine qu’il aime est également affectée envers lui d’un affect d’amour. En conséquence de quoi, Ernesto fait l’expérience de la gloire.
 
 
 
Et. À 10h38. Ernesto imagine que la personne humaine qu’il aime se joint à une autre personne humaine du même lien d’amour ou d’un lien plus étroit encore que celui par lequel Ernesto pensait lui seul être en lien avec la personne humaine qu’il aime. En conséquence de quoi, Ernesto est affecté de haine envers la personne humaine qu’il aime. Et. Il est aussi envieux de l’autre personne humaine. En conséquence de quoi, Ernesto fait l’expérience de la jalousie.
 
 
 
Et. À 10h39. Ernesto imagine qu’une personne humaine prend de la joie à un objet qu’elle seule peut posséder. En conséquence de quoi, Ernesto s’efforce de faire que cette personne humaine n’ait plus la possession exclusive de cet objet.
 
 
 
Et. À 10h40. Ernesto referme l’Éthique.
 
 
 
Et. À 10h41. Ernesto imagine une société où toutes les personnes humaines veulent la même chose. En conséquence de quoi, elles se font toutes également obstacle.
 
 
 
Et. À 10h42. Ernesto imagine une société où toutes les personnes humaines veulent être aimées par toutes les personnes humaines. En conséquence de quoi, elles se tiennent toutes réciproquement en haine.
 
 
 
L’Éthique. Est un livre composé de cinq parties.
 
 
 
Ernesto lit en ce moment la troisième partie : De l’origine et de la nature des affects.
 
 
 

 
 
 
Et. Ernesto assis à l’une des tables à l’extérieur de la petite échoppe. Et. La patronne qui lui apporte les pâtes râpées avant même qu’il ne commande.
 
 
 
Ernesto mange en silence.
 
 
 
Ernesto s’enfonce dans les hutongs.
 
 
 

 
 
 
Et. À 18h00. Ernesto quitte des yeux le portrait de Mao et s’éloigne de la place Tian’anmen. Il regarde furtivement le ciel, bleu, pâlissant, puis commençant à s’obscurcir. Il marche en direction de l’ouest, vers le grand théâtre national de Chine.
 
 
 
Et. À 18h11. Ernesto s’arrête devant le théâtre. Il regarde un instant le bâtiment : une demi-sphère en verre, géante, qui repose au sol. Sur toute l’étendue de la surface de la demi-sphère, des petites lumières électriques sont en train de s’allumer. Sur toute l’étendue de la surface de la demi-sphère, se reflètent également les étoiles réelles.
 
 
 
C’est la tombée de la nuit. Ernesto marche tout autour de la demi-sphère entourée d’un bassin rempli d’eau. Tout est calme.
Profondément calme. Voilà, se dit Ernesto, c’est exactement ça que je cherche. Une situation comme celle-ci. Un moment comme celui-là. Un lieu et un moment où je n’ai de comptes à rendre à personne.
 
 
 
Ça dure deux secondes, à peine.
 
 
 
Ernesto sent bien que quelque chose déconne. Cette histoire de comptes à rendre à personne. Ernesto sent bien que ça déconne.
 
 
 
Et. Ernesto reprend la marche. Il s’éloigne du théâtre. Traverse Beijing en direction du nord. Mais sans plus rien voir de la ville. Il ne s’en aperçoit pas immédiatement. Il ne voit absolument plus rien de la ville autour de lui. Il marche jusqu’au Sea Love.
 
 
 
Comptes à rendre à personne. Ou bien. Comptes à rendre à l’humanité toute entière ?
 
 
 
Je compte quoi ? se demande Ernesto. Je compte les moments de calme ? Les périodes de terreur ? Le nombre de cadavres ? Sur quelles périodes ? Je compte les traités de paix, aussi ? Les pactes de silence ? Les trahisons ? Je compte quoi ?
 
 
 
C’est noir, partout. Ernesto ne voit plus rien. Il y a le bruit de la ville, de plus en plus fort, tout autour de lui. Et aussi quelque chose comme une colère qui n’arriverait pas à trouver sa forme juste pour pouvoir être délivrée. Ernesto perd connaissance.
 
 
 
Et. À 18h38. Au Sea Love. Ouvrant les yeux. Ernesto regarde autour de lui les tables, les chaises, les personnes humaines assises derrière les tables. Il regarde les personnes humaines en train de remplir des verres. Il regarde les personnes humaines en train de vider les verres. Il regarde les rideaux. Il ne voit rien de ce qui l’entoure. Il ferme les yeux.
 
 
 
Et. À 18h39. Il voit. À 18h39. Il voit des paysans brandissant des fourches au-dessus de leurs têtes en train de courir dans les hutongs de Beijing. À 18h39. Il voit des paysans rejoints par des ouvriers. Il les voit, en masse, qui arrivent sur la place Tian’anmen. Il les voit alors à la fois en 1968 et en 1989. En 1968, il les voit, chacun, avec un petit drapeau rouge planté dans le crâne, et du sang qui dégouline sur chaque visage. En 1989, il les voit tous avec une chemise blanche, chacun marchant à la rencontre d’un char de l’armée chinoise, chacun espérant être en capacité de faire vivre la liberté, sur la place, et, dans leurs cœurs, pendant encore quelques secondes.
 
 
 
Ernesto perd connaissance.
 
 
 
Et. Dans la chambre 7721 du Hanting Hotel. Quand il ouvre les yeux. Ernesto n’essaye même pas d’allumer la lumière. Il sent bien que ça ne changerait pas grand-chose à l’obscurité générale.
 
 
 
Il essaye juste de respirer, calmement, le plus calmement possible. Avec cette sensation un tout petit peu spéciale, tout de même, qui prend tout doucement toute la place, au fur et à mesure qu’il reprend connaissance. Ernesto a la sensation que tous ses ancêtres sont là, tapis dans l’obscurité de la chambre, à essayer de respirer le plus calmement possible avec lui.
 
 
 
Autant que faire se peut.
 
 
 
Ernesto parvient à stabiliser sa respiration. Doucement. Et. Tous les comptes à rendre de tous ses ancêtres. Il les oublie.
 
 
 
Autant que faire se peut.
 
 
 
Et. Dans l’obscurité de la chambre 7721 du Hanting Hotel. Le cœur calme. Ernesto allume la lumière. Aucun ancêtre n’est dans les parages.
 
 
 
Hormis peut-être encore, un peu, dans les Vies minuscules.
 
 
 
Il saisit le livre. Il lit la Vie d’Eugène et de Clara. Et. Bien sûr que ces Vies minuscules sont des vies de saints. Des vies de saints, dont l’absence d’un père – ou d’un fils, ou de qui ou de quoi – appelle une tout autre présence. À mon père, inaccessible et caché comme un dieu, je ne saurais directement penser.
 
 
 
Dieu. C’est-à-dire la nature. Se souvient Ernesto. Nulle absence. Tout est présent.
 
 
 

 
 
 
et, le 24 juin 2015, Lucie fête ses cent trois ans dans le jardin, derrière la maison, elle saute par-dessus le feu de la Saint-Jean crépitant dans le jardin, et, avec Angela et Arno et Odile on saute avec elle au-dessus du feu, et, on boit un dernier verre, et encore un, et encore un, et je quitte le groupe un instant pour aller pisser au fond du jardin sous le prunier myrobolan, et, pissant sous le prunier myrobolan et regardant le jet d’urine jaillissant et formant un arc depuis mon sexe jusqu’au sol, je repense à Angela pissant il y a deux jours sur le bas-côté de la route départementale, entre Parzac et Saint-Claud dans le département de la Charente, et, sous le prunier myrobolan je revois le jet d’urine qui jaillit d’entre les jambes écartées d’Angela accroupie derrière la porte ouverte de la Xsara, modèle coupé, turbo diesel, couleur huile d’olive, avec des reflets d’or, et sous le prunier myrobolan je revois le flux d’urine d’Angela couler au sol en une seule rigole et suivre entre Parzac et Saint-Claud exactement la ligne qui fut nommée ligne de démarcation séparant en deux zones, l’une dite occupée, l’autre dite libre, la France entre juin 1940 et novembre 1942,
 
 
 
Lucie, alors, a la trentaine, et certaine nuit dans ses yeux on sent l’inquiétude de voir son mari – nom de code : Fourchette, car il était maigre comme une fourchette – quitter la maison pour aller sectionner quelques câbles électriques sur la route de Bellenaves, de Saint-Pourçain ou de Vichy, et, cette nuit, le 24 juin 2015, ses yeux pétillent,
 
 
 
et je pense aux photos d’Aléxis Tsípras que l’on peut voir en ce moment et je me dis que ses yeux à lui pétillent également, j’espère qu’ils vont pétiller longtemps, et, concernant les interventions en cravate vert fluo que j’ai faites à la maison d’arrêt de la Roche-sur-Yon et à la maison d’arrêt de Fontenay-le-Comte au mois d’avril 2015 je voudrais juste dire que pour un militant de la droite identitaire j’ai acheté Le Figaro, et, ça ne lui a pas fait ouvrir l’Humanité pour autant, je peux pas lire ça, dit-il, ça me fait trop mal, je lui dis eh bien ça nous fait un point commun, ça m’a fait bien mal ce matin d’acheter Le Figaro, je l’ai acheté pour vous,
 
 
 
et, aujourd’hui 24 juin 2015, Lucie fête ses cent trois ans et saute par-dessus le feu de la Saint-Jean crépitant dans le jardin, et, à chaque saut, je pense à tel médecin, tel notaire, tel coiffeur, tel artisan ou tel propriétaire chez qui elle vint faire le ménage, entre 1926 et 1989, elle saute au-dessus du feu de la Saint-Jean et ses yeux pétillent et avec Angela et Arno et Odile on pétille avec elle, durant toute la nuit, et, ce n’est pas seulement la question de ne pas dire nègre en public parce que c’est impoli, c’est l’ensemble de ces réformes, vous l’aurez compris, qui poursuit un seul et même objectif : une flexi-sécurité à la française, avec plus de souplesse pour les entreprises et plus de sécurité et plus de visibilité dans les procédures, notamment pour les salariés, et, c’est la cour d’appel de Cayenne qui annule la condamnation d’Anne-Sophie Leclère, condamnée à neuf mois de prison ferme et cinq ans d’inéligibilité pour avoir comparé Christine Taubira à un singe, et, rien n’est joué, l’Eurogroupe et le conseil européen ont encore leur mot à dire,
 
 
 
 
 
 
 

… jour suivant →


 
 
 
 
 
 
 
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